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La foireuse agression d’Olivier Daniélo contre énergie-crise.fr

lundi 29 août 2016, par PH

Le 22 juin 2016, soixante-quinzième anniversaire de l’attaque de la Russie par l’Allemagne, tout un symbole, Olivier Daniélo sur son blog Objectif Terre publiait un article sans rapport avec l’énergie, mais consacré uniquement à énergie-crise.fr et à son rédacteur.

Lorsqu’on ne peut argumenter, on sort sa piètre fiche de police.

Contrairement à ce qu’écrit Daniélo, énergie-crise.fr n’a jamais été le site successeur de énergie.gouv.fr (avec un point ) ; mais d’énergie-gouv.fr (avec un tiret). Ce n’est pas énergie-crise.fr qui rédige, non plus le twett énergie-crise.fr, mais [1] un strasbourgeois inconnu . Comme le tweet de Jean-Marc Jancovici, n’est pas édité par Jean-Marc Jancovici et comme pour Jean-Marc Jancovici encore, énergie-crise.fr n’est pas l’ami de tous ceux qui se déclarent ses amis. Si c’était le cas, il y aurait des actes en commun, des écrits cosignés [2] . Le rédacteur d’énergie-crise.fr « ne se cache pas » ; c’est l’inverse, on lui ferme les canaux pour de s’exprimer. Bien qu’il ait communiqué sur Fukushima et que le premier, il ait donné le bon bilan sanitaire ; il s’est vu refusé toute intervention sur les radios. On ne peut vraiment pas lui reprocher de ne pas défendre ouvertement le nucléaire. Enfin ce n’est pas « sous couvert de sauver le climat » qu’on défend le nucléaire , mais en effet pour sauver le climat, le système social et la démocratie.

En maniant l’omission, l’erreur et la calomnie, Olivier Daniélo poursuit trois objectifs

- cacher l’absence d’argumentation, par une attaque ad hominem :

- intimider : à l’époque où des hordes de manifestants saccagent les permanences de syndicats réformistes et les hôpitaux pour enfants, les précisions géographiques sans aucun intérêt scientifique visent à faire comprendre au rédacteur qu’il est désormais une cible.

- diaboliser : en construisant des liens artificiels, ils vise à rendre une personne irréprochable, infréquentable ; or un lien n’est pas forcément symétrique ( A peu être en relation avec B sans que B soit en relation avec A), ni transitif ( A peut être en relation avec B, et B avec C ; sans que A soit en relation avec A).

Il est de coutume pour le milieu nucléaire ou l’Académie des Sciences de ne pas répondre aux attaques , énergie-crise.fr pense au contraire qu’il faut répondre systématiquement à celles de responsables antinucléaires suffisamment élevés. Mais alors pourquoi alors faire une exception avec Daniélo ? , Daniélo, en effet comme son ami Cédric Philibert qui est passé du journalisme gauchiste à la direction de l’Agence Internationale de énergie, n’a reçu aucune solide formation initiale qui lui permette de comprendre pleinement ce domaine . En particulier, il n’a aucune compréhension du nucléaire qu’il qualifie de « sale » et qu’il traite par des dessins de bande dessinées. Le militantisme antinucléaire supplée à l’incompétence. On se demande pourquoi Olivier Daniélo peut écrire dans Techniques de l’Ingénieur sans en avoir reçu la moindre formation. Daniélo ne comprend même pas la communication scientifique, il confond un article publié dans une revue à comité de lecture avec « un appel à multiplier le parc nucléaire par 50 ». Il qualifie des données brutes de « fallacieuses », comme pour Sortir du nucléaire il travaille avec les rapports qui lui plaisent.

Mais Daniélo est en contact avec tous les ténors antinucléaires, Corinne Lepage, Alain Grandjean, Nicolas Hulot, etc. Il a été l’un des conseillers de la campagne de François Hollande en 2012. C’est donc lui avec une ancienne documentaliste de collège , qui est à l’origine du slogan démagogique de 50 % de nucléaire dans la production électrique en France.

Le pied-nickelé du renseignement

L’article de Daniélo dévoile les pouvoirs du lobby antinucléaire, Daniélo révèle que la fermeture autoritaire de ce site en 2013, ne résulte pas du hasard de la navigation d’un fonctionnaire sur la toile, mais « Suite à la demande d’une importante organisation française » dont il ne révélera pas le nom. Or il est assez facile de déterminer que « l’importante.
organisation française » est l’une des trois suivantes dans l’ordre croissant de probabilité :
- le groupuscule d’un million d’euros de budget et de 10 communicants, Sortir du nucléaire
- la branche française d’un organisation internationale d’activistes antinucléaires. Cette branche française si elle était un parti politique aurait le troisième budget de fonctionnement
- enfin le Syndicat des énergies renouvelables qui est en fait principalement un lobby d’importateurs d’éoliennes et de panneaux photovoltaïques, qui coûtent 5 milliards d’euros par an à la France

Alors que le milieu médiatique n’accorde aucune place à la défense du nucléaire, Daniélo révèle ainsi qu’un lobby a fait appel au ministère pour fermer un blog à la fréquentation modeste. Le milieu antinucléaire, tolère lui les blogs antinucléaires haineux sans fondement , il faut donc se demander qui a peur de l’autre, qui a peur de l’approche scientifique de l’énergie ?

Le site Objectif Terre de la veille sur l’énergie solaire aux divagations personnelles.

Daniélo a une vision naïve du solaire à partir du flux sur toute la surface de la Terre, il y voit un gisement énorme. L’illusion se maintient car il ne prend jamais en compte tous les obstacles simultanément : la surface disponible, le coût, la saisonnalité de la production, la régulation [3], le recyclage des panneaux.

Daniélo prétend faire de la veille, il renvoie des informations trouvées ailleurs, les articles en copier-coller se succèdent à un rythme rapide pour créer une atmosphère millénariste ; il ne s’agit pas de décrire le monde tel qu’il est, mais de faire croire qu’on s’achemine faire un monde solaire-éolien [4]. Pendant toute l’année 2007 Daniélo a signalé des dizaines de projets de solaire thermodynamique dans le monde ; aucun ne s’est réalisé. Par rapport aux communicants de Sortir du nucléaire, Daniélo ajoute une touche de réflexion personnelle par quelques calculs presque toujours réfutables. Ainsi il a abandonné le solaire thermodynamique pour de l’éolien partout, des superréseaux électriques et du stockage hydraulique. Depuis Hubert Flocard et Jean-Pierre Pervès ont montré que les réseaux équilibreraient peu une production éolienne en Europe, l’Allemagne n’a pas réannexé la Norvège et on a même pas pu construire un barrage agricole à Sivens. Aujourd’hui il milite pour le photovoltaïque massif avec un appoint de cogénération biomasse. Mais dans une France libérée des énergies fossiles, il faudrait produire 800 TWh électriques par an et il n’y a alors pas assez de biomasse pour suppléer au photovoltaïque en hiver. On peut se demander quel aurait été l’intérêt pour un investisseur dans l’énergie, de suivre les conseils de quelqu’un qui a proposé trois stratégies inopérantes en neuf ans.

À la fin de 2012, Objectif Terre qui soutient alors encore le stockage hydraulique, subit trois orientations,

- il devient critique face au GIEC. Il prétend détenir une attitude « climato-réaliste, » « avoir une attitude rationnelle et confronter la pluralité des analyses », comme si ce n’est pas ce que font déjà les climatologues français !

- Il commence d’une manière assez maladive des attaques contre l’association Sauvons le Climat, on se demande s’il n’a pas été payé pour cela.

- Enfin comme les magasins bio, qui associent une philosophie à deux euros, aux produits ou conseils Daniélo a décidé de promouvoir le culte de la Grande déesse Mère et la société matriarcale...

Les méthodes courantes de la vindicte du milieu antinucléaire

Daniélo prétend avoir une réflexion totalement indépendante. Il a conseillé François Hollande, mais n’est pas socialiste, il critique le GIEC, mais ne veut pas être assimilé aux climatosceptiques. De son côté. Le rédacteur du site énergie-crise.fr avant de lancer son site, a donné des conférences et a collaboré à diverses publications. Il répond aux questions aussi bien à celles émanant d’un syndicaliste trotskyste qu’à celles d’élus des droites en passant par celles les sympathisants de la gauche républicaine. Ceci parce qu’il s’astreint à la plus grande objectivité scientifique , il n’a donc pas à être associé aux opinions inadmissibles que Daniélo attribue à tord à l’un des lecteurs.
Ceci n’est pas sans rappeler l’affaire Raymond W. . Technicien d’un laboratoire du CNRS, il avait construit le premier site internet d’une association et s’est retrouvé fiché dans Facenuke puis relié à Nicolas Sarkozy lorsque celui-ci était au plus bas de sa popularité. Il faut s’attendre à tout de la part du milieu antinucléaire , la prochaine fois, ils pourraient aller chercher un pédophile qui aurait lu ce blog lorsqu’il était en Asie du Sud-Est pendant l’accident de Fukushima.

Conclusion

Objectif Terre montre les limites de la formation individuelle par internet, on peut accumuler des informations sans en comprendre le sens, les liens logiques et les concepts fondamentaux , puis se présenter comme expert. Toute progression dans la compréhension nécessite un apprentissage, un dialogue, une validation. Pour briller dans le milieux antinucléaires, la foi et de la règle de trois suffisent.


à la suite de cet article, Olivier Daniélo a purgé les archives de son site Objectif Terre.


[1jusqu’au 30 octobre 2016

[2ce que prétend révèler Daniélo est que énergie-gouv.fr était connu dans des milieux universitaires keynésiens, et alors ?

[3Dans l’exemple de régulation à la Croix Valmer indiqué dans le lien, Daniélo aurait proposé des batteries

[4Le jugement de France-Inter qu’il affiche sur sa présentation, qualifie son site comme « le blog des bonnes nouvelles écologiques »,

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